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En bref...
( Source Wikipédia...)
Soissons doit son nom aux Suessions (en lat. Suessiones),
peuple belgo-gaulois
mentionné par
César dans
la
La Guerre des Gaules.
La cité gauloise originelle de Noviodunum fut renommée
Augusta Suessionum sous l'empereur
Auguste.
Moyen Âge
À l’époque mérovingienne, la ville devient la première capitale du
royaume des
Francs
après la victoire (en
486 après
J.C.) de
Clovis sur
le général romain
Syagrius.
C’est l’époque du fameux épisode du
vase de Soissons.
Soissons redevint capitale de la
Neustrie
sous le règne de
Clotaire Ier
et sa région fut le théâtre des affrontements opposant la
Neustrie à
l’Austrasie.
En
752,
Pépin le Bref
y fut proclamé roi et sacré par saint
Boniface.
En
768, à la
mort de
Pépin le Bref,
Carloman
monte sur le trône du royaume Franc partagé avec son frère Charles
(futur
Charlemagne)
qui est, quant à lui, proclammé à
Noyon.
La ville connaît la prospérité aux
XIIe siècle
et
XIIIe siècle
qui ont laissé de nombreux édifices
gothiques.
Ville martyre de la Première Guerre
mondiale
Soissons est l’une des villes martyres de la
Première Guerre mondiale.
D’abord prise à la fin août
1914 par
l’armée allemande, elle est récupérée par les
Français en
septembre à l’issue de la
bataille de la Marne.
Le
général Louis de Grandmaison,
y meurt d’un éclat d’obus dans la tête. Le front se stabilise au
nord de la ville, qui est amplement bombardée jusqu’en
1917.
Henri Barbusse
y écrit
Le Feu.
Pendant les
mutineries de 1917,
la ville voit défiler des soldats refusant de monter au front
après la désastreuse offensive du
Chemin des Dames.
Soissons est prise encore une fois au printemps
1918 lors
de l’offensive
allemande,
avant d’être définitivement libérée au cours de l’été.
Particularité de Soissons, sa
cathédrale,
qui ne possède qu’une seule tour (contre deux habituellement...).
Suite aux importants dégâts infligés à cette cathédrale en 1915,
le manque de moyen financier de la ville n’a pas permis de créer
une seconde tour.
Une statue dressée à l’effigie des soldats français tombés au
combat en 1917 se trouve d’ailleurs derrière l’église
Saint-Pierre, à côté du palais de Justice de Soissons.
Seconde guerre mondiale
Déportations
Au cours de l’Occupation
durant la
Seconde Guerre mondiale,
la communauté
juive de
Soissons est déportée lors de deux grandes rafles : la première,
le
17 juillet 1942,
est opérée par la police soissonnaise, en même temps que la
rafle du Vél d'Hiv,
tandis que la Gestapo réalise la seconde le
4 janvier 1944.
La Résistance à Soissons
Après l’appel
du 18 juin du
général de Gaulle,
des réseaux de résistance se mirent en place à Soissons, de juin à
août
1940. Ce
furent les résistants de la "première heure". Le réseau "Vérité
Française" était affilié à celui de Paris (lui-même rattaché au
réseau "Musée de l’Homme" ou "Boris Vildé").
Des structures pour aider et cacher les évadés furent mises en
place (faux papiers, fausses cartes d’alimentation, filières pour
Londres, etc.).
Mais les résistants furent trahis. Un jeune homme, belge de
dix-huit ans, Jacques D. contacta Daniel Douay. Il se disait
traqué et poursuivi (en réalité, il œuvrait pour la
Gestapo).
Pour se mettre à l’abri, il devint secrétaire du comte de Launoy,
à
Paris
(réseau chapeautant celui de Soissons). Là, il réussit à trouver
tous les renseignements voulus.
Le
25 novembre 1941,
la
Gestapo
organisa des rafles à
Paris,
Blois et
Soissons. Les résistants sont incarcérés à
Fresnes.
Torturés, ils ne parleront pas. Le
15 avril
1942
s’ouvre le premier procès d’un réseau de résistance. Le verdict
tombe : condamnation à mort ! Le
23 octobre
1942, le
commandant Coqueugniot, le Comte de Launay, Pierre Stumm de
Paris,
Daniel Douay, Jean Vogel, Émile Louys sont fusillés à la caserne
Balard. Le
5 décembre
1942, dans
la forteresse de
Brandebourg,
le capitaine Descamps est décapité ainsi que Maurice Moreau en
1943.
D’autres Soissonnais périront en camp de concentration : Aimé
Dufour, Gilbert Jordana, Eugène Delhaye, André Meurghe, Ludovic
Pluche et Louis Leseigneur; ainsi que Roger Ambroise de
Berzy-le-Sec. La ville de Soissons a voulu honorer ce réseau en
donnant son nom à une rue. |